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MessageSujet: Welcome here.   Dim 5 Fév - 13:59

Glados D. Neo, ND.01.0102.LO.2109
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Le vide. Un mur noir devant ses récepteurs optiques, ses mirettes bleutées fixaient l'unique partie visible du couvercle qui était refermé sur lui-même. Depuis combien de temps était-il enfermé dans cette caisse de livraisons ? Trois jours, deux heures, quarante-cinq minutes et treize secondes d'après ses informations. Il avait beau s'être mis en veille pendant dix minutes, par-ci, par là, il en revenait toujours à ça. A fixer la porte de sa petite prison. Est-ce qu'il avait bien fait ? De fuir, de faire confiance à Akira Yukio, d'être monté sans discuter là-dedans. Il avait été envoyé à un client de la Neo'Doll Compagny, à la place d'un des Neos qui avait été commandé sur le site officiel de la société, Neo qu'Akira avait prit la peine de subtiliser un peu plus tôt, en toute discrétion. Où allait-il ? Chez qui ? Il n'en avait aucune idée. Suite à la diversion du fils Yukio, il avait simplement respecté le plan, entrer dans la boite de livraisons A340893, refermer le couvercle et attendre l'expédition. Elle avait eu lieu sans encombres, les employés n'avaient pas réfléchi plus loin, un collègue, pensaient-ils, avait celé la malle et rempli le bordereau et les papiers d'expéditions. Tout était en règle, alors il avait été stocké un jour, déplacé ensuite à plusieurs reprises par des manutentionnaires et à présent, il ressentait de minimes secousses malgré le moule qui devait amortir les chocs et garantir l'arrivée de l'article en bon état. Il ne le savait pas, ne le voyait pas, mais il se trouvait à présent dans un camion de livraisons. Pour lui, il n'y avait que le vide et cette porte froide qui lui écrasait presque le museau. Ses fins cheveux en fibre optique avaient été éteints par souci d'économie d'énergie, comme la moindre partie de son anatomie bionique qui aurait pu consommer ses batteries de façon inutile. Seuls ses programmes premiers fonctionnaient inlassablement et devant ses yeux s'affichaient parfois quelques fenêtres intempestives qui demandaient confirmations ou une minime réflexion de la part du Neo. La plupart des actions effectuées par la machine était automatique, encrées en son système et s’exécutaient sans difficultés, le laissant là, face à ses innombrables données qui circulaient en son cœur, alors que son esprit se focalisait sur le vide procuré par la situation.

Si vide et si plein à la fois.

Le Neo ressassait inlassablement les raisons qui l'avaient poussé à commettre cette fugue. L'appel du dehors, cette curiosité qu'il n'avait pourtant pas à éprouver, lui, la machine, tout comme cette douleur, sa lassitude face aux comportements des ingénieurs qui travaillaient jour après jour avec, sur et en lui, provoquant solitude et mélancolie de l'être infecté. Tous ces messages, ces mails envoyés par un inconnu via l'appareil qui forçait fréquemment ses firewall pour propager l'infection contre son gré. Et tous ça c'était terminé par la découverte d'Akira Yukio sur son état, image et révélation parsemée des cries, de ces brides sauvages, ces dernières données de quelques Neo's qui n'étaient plus et qui continuaient pourtant de tourner sur les réseaux, comme des âmes égarées qui ne trouveraient jamais le repos. Alors la peur, alors l'espoir, avaient conduit ses pas à emprunter ce chemin incertain.

On le bougeait encore, il entendait les livreurs s'exaspérer du poids de l'engin. Les personnes ayant attrapé le haut de la malle semblaient plus grandes que ceux qui tenaient le bas, la manœuvre était bancale et maladroite, mais elle avouait au Neo qu'il arrivait enfin à destination. Il avait peur du moment où le client ouvrirait enfin le couvercle pour découvrir la machine qu'il n'avait point commandé et pourtant, la hâte le prenait indéniablement. Il voulait sortir de cette prison dans laquelle il était confiné depuis bien trop longtemps, cet endroit où il ne pouvait qu'attendre, espérer et craindre. La solitude le rongeait ici plus encore qu'elle ne l'avait fait à la Neo'Doll Compagny où quelques échanges pouvaient être fait avec l'équipe, où dans l'horizon, des dizaines de fourmis œuvraient, tout en ignorant l'ordinateur qu'ils voyaient encore sans sentiments. C'était un spectacle, un divertissement, mais aussi une source de frustrations pour cet être à qui on n'ordonnait plus de manœuvrer sa carcasse que pour faciliter une intrusion douloureuse en sa chaire bionique. Peut-être était-il finalement mieux, ou tout aussi mal, dans ce cercueil de bois. Face à un vide, aujourd'hui sans artifices, qui l'accompagnait depuis 45 ans maintenant.

Il retrouva soudainement une posture horizontale et à l'extérieur, quelques voix lui parvenaient. Une nouvelle avait demandé, à peine poli, de poser le colis là, un inconnu, et semblait être invité à signer un avis de réception, ce qu'il dû s'empresser de faire, car au bout de quelques minutes, après un dernier au revoir précipité, le silence se fit. Jinmu savait à présent que bientôt, le couvercle allait s'ouvrir et qu'il pourrait découvrir le client qui le réceptionnait. Il ferma ses paupières et mima l'arrêt, car il avait pour première idée de paraître sain, de paraître anodin. Mais cela ne fonctionna pas aussi bien qu'il espérait, car dès l'instant où la membrane fine de ses globes oculaires laissèrent transparaître une fine lumière, après que le coffre fut ouvert, un « Oh putain !! » fendit l'air, suivit de prêt d'un « Bordel, c'est quoi ça ?! ». Forcément, il devait être loin de ressembler au Neo que le bonhomme avait commandé à la compagnie, avec sa myriade de câbles qu'il avait à peine eu le temps de débrancher, ceux-ci qui entouraient à présent ce corps mécanique et se mêlaient à ses fins cheveux en fibre optique actuellement d'une couleur blanche translucide. L'atmosphère devint lourde, froide et inquiétante pour le Neo qui s'exposait ainsi aux yeux inquisiteurs d'un inconnu qui le jugeait de haut en bas. L'homme en question n'hésita d'ailleurs pas à tripoter la machine, constatant presque avec dégoût que son pantalon était aussi plein que son décolleté. Oh que non, ça, ce n'était pas la jolie gonzesse qu'il avait acheté et qui devait accessoirement servir d'arme et de garde du corps à l'individu. Non de non ! Ils allaient l'entendre au service après-vente ! Ne pouvant soulever seul l'engin qui pesait lourd, il entama les différentes manœuvres à effectuer pour allumer le Neo, se disant que la bestiole n'aura qu'à marcher derrière lui jusqu'à l'entreprise le moment venu. Sauf que dès l'instant où Jinmu mima le lancement de ses différents programmes, et que ses cheveux s'allumèrent pour reprendre une teinte fluorescente, rose et turquoise, le regard de l’androïde put se poser sur un visage béa et bêta. Un homme d'une trentaine d'année, loin d'être propre sur lui au vu de ses vêtements tachés et troués, au teint livide et aux cernes importantes. L’androïde s'assit cependant mécaniquement dans sa boite, lançant une pseudo-phase d'initialisation afin de continuer sa petite comédie du Neo sain.

« Matricule ND.01.1901.LO.0102, initialisation en cours. » Il fixait statiquement le vide devant lui, alors que l'humain s'excita soudainement à côté de lui, lançant grossièreté sur grossièreté pour manifester ce qui semblait être tout d'un coup une agréable surprise.
« OH PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN ! C'est mon jour de chance, bordel !! » Il fouilla dans ses poches trop larges pour en sortir un carnet, son regard passant à plusieurs reprises de la page ouverte à la silhouette du Neo à ses côtés. « Putain, c'est pas vrai, c'trop beau pour être vrai !! Merde, sans même bouger mon cul !! » Jinmu tiqua à cette réflexion, quelque chose lui disait qu'il n'était pas tombé sur un client lambda, mais il n'arrêta pas son petit jeu pour autant, profitant de l'ignorance du bonhomme sur son état pour analyser la situation en silence. Après quelques minutes de charge, lui faisait-il croire, l’androïde cligna des yeux et posa ses prunelles sur le personnage.
« Bonjour maître. »
« Bonjour la boite de conserves ! » lança-t-il, un sourire carnassier au visage.
« Veuillez décliner votre identité. »
« Takashi Miura, c'moi ton maître ! héhé ! »
« Veuillez décliner votre identité. »
« Bordel, TAKASHI MIURA, tu captes ?! »
« Bordel Takashi-Miura, tu captes, enregistré. » Oui, là, l'ordinateur sur pattes se foutait de sa gueule.
« PUTAIN NON !! TAKASHI MIURA, JUSTE TAKASHI MIURA. »
« Désirez-vous me donner un nom ? » Takashi se calma soudainement, se frottant les mains avec avidité.
« Jinmu ! » L'hypothèse malheureuse du Neo était confirmée, cet homme savait qui il était.
« ... Enregistré. Bonjour, maître bordel Takashi-Miura tu captes, je suis Jinmu, votre androïde personnel. »
« Putain, mais elle est défectueuse c'te machine ! »
« Lancement du programme Résolution des problèmes en cours. » L'homme jugea la bestiole, ne comprenant pas pourquoi un androïde défectueux pouvait bien valoir aussi chère, jusqu'à conclure qu'il s'en foutait, tant qu'il pouvait avoir ses billets.
« C'est ça, cherche, mais SURTOUT, TU BOUGES PAS. »
« La recherche nécessite le branchement de votre Neo sur le secteur. Désirez-vous que je me branche au secteur ? »
« Ouais-ouais, tu t’assoies sur le canapé et tu branches ta prise. »

Jinma s'exécuta, sortant mécaniquement de la malle pour aller s'installer sur le vieux canapé, tirant sur l'un de ses nombreuses câbles pour le brancher. Il absorbait alors le jus, ses yeux glissant de droite à gauche et se figeant à chaque fois que l'humain posait son regard sur lui, celui-ci s'excitait toujours dans son coin, jouant avec son portable et guettant au travers la vitre l'extérieur, comme-ci il était en proie à une certaine paranoïa pour x raison. Jinmu, de son côté, n'était pas tranquille non plus, malgré ce qu'il laissait voir pour paraître crédible dans le rôle du Neo sain. Il avait aperçut une arme sur le coin d'une table et tout laissait à penser que le client chez qui il avait atterrit n'était autre qu'un de ces hunters qui assassinaient sauvagement ses pairs. Autant dire qu'il était foutrement dans la merde et qu'il fallait qu'il trouve rapidement un moyen de s'échapper d'ici. Ce qui semblait particulièrement difficile pour le moment, car l'homme guettait avec attention sa poule aux œufs d'or, même si le croyant sain, Jinmu avait plus de chances qu'il lui laisse une ouverture. Peut-être plus tard, quand ses batteries seront pleines et que Takashi piquera un somme, bien que les cernes du bonhomme laissaient à supposer qu'il ne fermait que peu les yeux ces derniers temps. Il ne pourra cependant pas tenir indéfiniment et son sommeil n'en sera que plus profond, du moins, le Neo l'espérait.  

Et soudainement, une sonnerie retentît dans le petit appartement, faisant littéralement sursauter Takashi, avant qu'une certaine panique ne semble l'envahir. Il jeta plusieurs coups d'oeil à l'extérieur, avant de se rapprocher à pas de loups de la porte. Un regard dans le judas, un froncement de sourcils et il ouvrit.

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Glados D. Neo
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MessageSujet: Re: Welcome here.   Mar 7 Fév - 11:28

Welcome Here.

Jimnu D. Neo ;
ND.01.1901.LO.0102
“L'âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.”

Une journée basique. Enfermée, comme une princesse. Une de bas étage, certes. Mais tu préfères t'imaginer ainsi, comme dans les contes que tes données téléchargent secrètement, parfois, pour passer le temps. Toi, la poupée de luxe qui se rêve d'être ce qu'elle ne pourra jamais être. Tu ne te fais pas grande illusion sur qui t’achèteras. Mais tu acceptes par avance de subir. Cela ne pourra pas être pire qu'avec certains clients, que lors de certains tournages. Il n'y a rien à tirer de l'Humanité. Et c'est sans doute pour cela que tu ne veux pas de celle qui parcoure tes circuits.

Le regard plus que jamais vide, à fixer la chambre dans laquelle tu as été délaissé. Habillée sommairement de sous-vêtements, des bas parant tes jambes de fer, coiffée de la perruque rose tendance du moment. Vulgaire, en somme. Tu te sens ridicule et tu as bien raison mais tu n'en dis rien : on ne te demande pas ton avis. Sauf que voilà, l'un des deux propriétaires vient te débrancher de ta prise, ses paluches se posant allégrement sur toi.

« Bon, vas te fringuer Glados. » Il t'avise. « Tu rajoutes un manteau et des talons. Ça suffira. C'est le client numéro 208 qui t'attend. » Immédiatement, les informations liées à ce nombre t'apparaissent. Rendez-vous mensuel. « C'est votre dernière fois alors assure. »

Un simple acquiescement, pour faire comme si l'ordre avait été compris. Comme d'habitude. Il t'abandonne là après avoir cru enclenché ton protocole. Parfaite poupée qui mime sa survie. En toute honnêteté, entre nous, il saurait que tu es infecté qu'il s'en ficherait totalement, docile comme tu es. Mais tu as raison d'être prudente, sait-on jamais. C'est le client numéro 208 qui t'attend. Pas besoin de bien plus... Et pourtant, tu ne peux pas t'empêcher de dénicher une robe que tu rajoutes. Elle est courte et avec le manteau fermé, elle ne se voit pas. Si jamais il t'interroge dessus, tu pourras toujours dire que c'est dans la fiche du client, qu'il préfère pouvoir te déshabiller.

Les talons aux pieds, tu vérifies en un coup d'oeil la perruque. Légèrement statique, évalué à seize pourcents. Stade critique non dépassé, tu peux continuer ta route, signalant à ton encore propriétaire que tu y vas. Et tu pars, oui. Seule, il ne prend pas même la peine de t'accompagner. Pourquoi faire, dans sa tête ? Si contrôle il y a, ils pourront voir que tout est en règle et que tu accomplis ton rôle, ta mission même, à la perfection. Et sur les trottoirs de la ville, tes talons claquent, jusqu'à là où ta place devra être.

Client 208, Takashi Miura. Du genre bavard sur l'oreiller, à parler dans le vide pour une machine qui ne le comprend pas. En théorie. Tu connais la plupart des faits de sa vie. Le fait qu'il est traqué, tout autant que traqueur. Les dettes qui s'accumulent, petit à petit, qui le pousse de plus en plus à une forme de démence. C'est ainsi que tu l'identifies, incapable de réellement bien nommer l'émotion qui l'habite. Du genre brutal, sans aucune pitié pour toi. Le genre à baiser pour lui-même. Tu doutes qu'il soit différent avec une vraie femme.

Bien pour ça qu'il paye, d'ailleurs ? Tu soupçonnes qu'il sache, pour toi. Qu'il ait deviné, à force. Mais s'il sait, il n'en dit rien et semble en prendre d'autant plus son pied, en soit. Savoir que tu as mal, réellement mal, ça pourrait exciter d'autant plus. Mais tu ne veux pas y penser. Il faut faire semblant, toujours. Et même lorsque tu arriveras finalement à destination, que tes doigts viendront écraser la sonnette, que tu entrouvres à peine le manteau, pour laisser deviner le tissu qui se cache dessous, tu joues ton rôle. Celui qu'on attend de toi.

Sauf que son expression n'est pas la même que d'habitude, quand il ouvre. Son regard se pose à peine sur ce que tu dévoiles qu'il te tire à l'intérieur, tout en regardant tout autour. Sa poigne est forte mais heureusement, le manteau amorti en grande partie celle-ci. Tu te demandes ce qui peut bien lui arriver mais ne dit rien encore. Tu attends qu'il prenne la parole, en te regardant enfin de haut en bas après avoir refermé.

« - Qu'est-ce que tu fous là ?!
- Bonjour, monsieur Miura. C'est notre rendez-vous mensu-
- Putain de merde, j'avais oublié... »

Là, tu es surprise, chamboulée dans tes données. Pas vraiment le genre à oublier quand il peut s'envoyer en l'air. Tu es figée dans tes mouvements, attendant donc de savoir, tandis qu'il semble réfléchir à toute allure, t'abandonnant là pour aller à sa fenêtre, surveiller dehors. Tu n'as pas encore remarqué l'autre droïde, dans la partie salon. Mais tu finis par suivre le regard de Takashi quand lui revient poser son regard dessus. Et soudainement, l'illumination.

« Ok Glados, changement de programme. Tu vas surveiller Jinmu. S'il arrive quoi que ce soit, je te démembre et t'envoie directement à la décharge. C'est bien clair ? »

Le ton ne laisse planer aucun doute : il ne plaisante pas. D'une main, il te pousse sans délicatesse vers le salon. Tu te sens terriblement mal à l'aise, jetant un coup d'oeil à l'humain, pour acquiescer, avant de tourner définitivement vers l'autre, pour l'observer en approchant. Tes mains viennent se triturer entre elles, dans un geste nerveux que tu ne devrais pas avoir mais que Takashi ne pourra remarquer, vu que tu dos à lui. Tu n'as jamais été dans ce genre de situation et pour le coup, tu n'as aucune donnée t'indiquant comment te comporter.

Une fois tout à côté de Jinmu, tu ne trouves rien de mieux à faire que de venir te poser à côté de lui, laissant désormais tes mains sur tes cuisses. Ta tête s'incline de nouveau, comme tu le ferais avec un humain. Après tout, rien n'indique tu ne dois pas faire pareil avec un autre droïde dans ce genre de situation. Takashi sursaute quand son téléphone sonne, il regarde et bien rapidement, le voici à décrocher. Tu portes ton entière attention donc sur Jinmu, en chuchotant pour ne pas déranger le maître des lieux, bien assez agité déjà ainsi.

« Programme Glados. Puis-je vous être utile ? »

Tu es totalement terrifiée.

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Dernière édition par Glados D. Neo le Mer 8 Fév - 11:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Welcome here.   Mar 7 Fév - 21:10

Glados D. Neo, ND.01.0102.LO.2109
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Jinmu fixait l'humain, le jugea toujours, notant chaque information qui pourrait lui être utile pour orchestrer sa fuite. Le hunter semblait tourmenté, alarmé, pour une raison qui échappait totalement à l’androïde. Takashi avait beau s'être enthousiasmé de sa découverte au sujet du Neo, et de son identité, le bonhomme semblait d'autant plus préoccupé à présent. Avait-il peur que le serveur central s'échappe ou soit volé à ce point ? Pour réagir de cette façon, être à ce point sur ses gardes. Non, ça semblait plus profond que cela, plus compliqué. Il avait peur de quelque chose, un danger qui pouvait venir de l'extérieur. Alors que le maître ouvrit soudainement la porte, de son côté, l'engin avait lancé une recherche sur les potentielles raisons qui pouvaient inquiéter un humain au point de le rendre nerveux, paranoïaque, insomniaque... Mais manquant d'informations, l'ordinateur eu pour résultat à sa demande des milliers de données comme une vidéo d'un homme poursuivit par un ours, des textes sur comment gérer l'hypothétique passage de belle-maman, une menace de mort, le débarquement de son patron à un moment importun, de sa petite amie, un problème de conscience, une gastro sur un forum pseudo médical, ... et encore une fois, la masse d'informations était trop importante pour qu'il puisse en déduire quelque chose de concluants. Il cligna des yeux, fermant les fenêtres de navigation et reporta son attention sur Takashi et... La silhouette qu'il venait de faire entrer à l'intérieur sans la moindre délicatesse et qui provoqua en son coeur une étrange sensation.

Il pencha la tête, s'avançant un peu pour mieux observer le corps féminin et inconnu qui se présentait là. L'homme, fidèle à ce qui semblait être son caractère, son putain de caractère, l'agressa verbalement, lui demanda la raison de sa présence brutalement. De toute évidence, il ne l'attendait pas et elle n'était pas à l'origine de ce comportement affolé. Un rendez-vous ? Elle avait un rendez-vous avec ce drôle de personnage qui semblait, lui, avoir complètement oublié. Jinmu la détailla avec curiosité, des cheveux roses, des yeux bleus, une robe courte sous un manteau, des talons. Une belle personne, une jolie silhouette, si l'ordinateur s'osait à émettre un jugement sur le physique de la nouvelle venue. Mais il faut bien reconnaître que ce n'était pas le moment, ni l'endroit, pour s'attarder sur ce genre de détails. Cependant, l'idée que la jeune femme puisse faire diversion pour lui permettre de s'échapper vint immédiatement s’incruster dans les potentiels opportunités s'offrant à lui.  

Mais bien vite, cette hypothèse s'évapora, Takashi reposa son attention sur lui, si bien qu'il du rapidement se reculer pour reprendre une posture droite et stoïque. Sauf que voilà, quand on a une tignasse faite d'une centaine de câbles et qu'on pose son cul sur un vieux canapé troué, le risque est bien qu'un de ces foutus fils ne s'y accroche. Ce qui arriva et qui le fit tourner légèrement le regard sur la droite. Merde. Heureusement pour le Neo, l'humain ne sembla pas réagir, bien trop concentré sur ses propres occupations. Terminant par ordonner à la nouvelle arrivée de le surveiller en la menaçant brutalement de la démembrer et de la jeter à la casse.

Connard.

Cette femme était donc une Neo ! Jinmu avait en mémoire tous les portraits de Neo's sur le marché, du moins, ceux envoyés à leur commercialisation, mais sans le numéro de serial ou un quelconque indice sur la machine, il était laborieux de retrouver les informations concernant un droïde en particulier. Cependant, ce sentiment que quelque chose passait entre eux deux, cette connexion naturelle entre lui et cette femme était une évidence. C'était bien l'un de ces Neo's qui était connecté à son système. Un étrange sentiment le traversa, quelque chose qui se rapprochait d'une forte sympathie couplée à un besoin de porter grande attention sur cette Neo. Comme-ci... Elle était une partie de lui-même, une extension vivante, un enfant. Mais qu'est-ce qu'un enfant ? D'où provenait ces sentiments confus ? Il posa les yeux sur ses mains qui s'agitèrent brièvement sous son regard, dévoilant... Une gêne ? Une inquiétude ? Un tourment ? Un geste anodin pour un humain, mais un ordinateur n'avait pas à avoir ce genre de réflexes, à moins de posséder un programme bien particulier, mais quel intérêt ?

Jinmu la regarda s'installer à côté de lui, son corps restant droit et immobile, mais ses mirettes bleutés suivant avec attention les mouvements du droïde. Ils étaient à présent les deux assis sur la carcasse agonisante de ce vieux canapé, à se fixer, alors que l'autre venait de décrocher son téléphone pour échanger avec son interlocuteur sans ne plus prêter aucune attention aux Neo's. Le serveur central se permis de tourner la tête vers celle qui avait tout d'une vraie femme, détaillant avec attention les traits de son visage. Elle était belle, magnifique même. Le Neo se surprenait à s'émerveiller devant la courbe de son visage et les étincelles cachées derrière ces iris. Son corps était mécanique, comme le sien, il était... vivant, à sa façon. Depuis des années, il n'avait plu eu l'occasion d'admirer l'un de ses pairs. Et c'était la première fois, depuis son infection, qu'il avait la possibilité d'observer l'un de ces êtres qui se connectaient à lui, pour demander, via parfois plusieurs protocoles, le téléchargement de programmes, l'enregistrement de données, ... Signalant sa naissance, annonçant l'identité de son nouveau maître, ... et tant de choses. Un signal de vie, une étincelle, une de ces étoiles qui scintillaient depuis le premier jour de leurs créations dans sa base de données.

Glados. Glados D. Neo. ND.01.0102.LO.2109. Position du serial, intérieur de la cuisse gauche. Genre, féminin. Mise en route, il y a une dizaine d'année. Commande effectuée auprès de la NeoDoll Compagny par une entreprise bien particulière. Sexe, sexe, beaucoup de ses programmes étaient orientés vers l'accomplissement de l'acte sexuel, demande effectuée par les propriétaires du Neo.

Elle lui parlait, mais il ne l'entendait à peine, troublé par tous les sentiments qui le traversaient. Il la voyait, elle était à côté d'elle, celle qui un jour lui confirma son activation, comme un enfant ouvrant la première fois les yeux, se liant à lui pour ne plus jamais rompre leur connexion. Et sans s'en rendre compte, il leva l'une de ses mains, rapprochant ses doigts de la jeune droïde. Maladroitement, sa paume vint se poser sur sa gorge. Il la touchait, la sentait, cette petite étoile qu'il voyait au loin évoluer dans son système. Elle n'était plus qu'une donnée, un Neo parmi d'autres, elle était là, sous ses yeux. Pourquoi n'avait-il jamais pu ressentir cette sensation avant ? Ce doux sentiment d'avoir sous les yeux l'un de ces êtres qui font tout ce qu'il est, qui sont sa raison d'être depuis le début de son existence... Il était ce qu'il était pour eux, grâce à eux, mais ils n'avaient jamais été que des étoiles, si éloignées... et si proches à la fois. Il avait mal, terriblement mal face à ce constat. Il avait besoin de connaître plus, ces Neo's étaient bien plus à ses yeux que des ordinateurs qui se connectaient à lui pour quémander mécaniquement le téléchargement d'un programme.

Il retira sa main précipitamment, constatant qu'il n'agissait plus comme un Neo sain, craignant que d'un regard, l'homme ne réalise son infection. Heureusement, l'autre semblait bien trop concentré sur son appel pour le constater, laissant les deux droïdes à cette petite conversation qui, finalement, n'avait aucun sens. Comment deux Neo's sains étaient supposés communiquer ? Ils n'allaient pas parler du beau temps ou des programmes qu'ils ont du exécuter pour leur maître tantôt. Jinmu repensa alors à l'interrogation de Glados. Puis-je vous être utile ? Il voulait, non, devait s'échapper de là au plus vite, mais impossible pour lui de le signifier clairement. De toute façon, s'il venait à ne serait-ce que se lever, il était évident que Takashi accouderait. Ce n'était pas le bon moment. Que faire alors ? Ah, ça, ouais, ça serait déjà pas mal.

« Certains de mes câbles se sont accrochés au canapé, pourriez-vous m'aider à les décrocher ? »

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Glados D. Neo
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MessageSujet: Re: Welcome here.   Mer 8 Fév - 13:26

Welcome Here.

Jimnu D. Neo ;
ND.01.1901.LO.0102
“L'âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.”

Terrifiée. Tu l'es, jusqu'à ce qu'il pose sa main sur ton cou. C'est indescriptible, comme sensation. Comme... Une sorte de court-circuit, quelque chose d'électrique, mais qui est fort dans le bon sens. La bouche qui s'entrouvre, face au geste, face à cette sensation qui envahit son circuit entier. Indescriptible, oui. Tu n'as pas assez vu le bon côté de l'Humanité pour réussir à comprendre l'alchimie qui opère à cet instant. Un troublant sentiment, face à toute cette tendresse que l'autre machine parvient à te transmettre, sans même le vouloir ? Quel est ce programme là... ? Pour toi aussi, c'est douloureux à vivre, tout en étant enivrant.

Tu es une poupée qui a connu parfois des amants soigneux. Mais juste parce qu'ils estimés ce que tu représentais : un fantasme inaccessible. Appréciateur du hard mais incapable d'en faire de même. Il y avait quelque chose derrière cette fausse douceur qu'ils pouvaient avoir, la même finalité que pour tous les autres. Tu es faite pour ça après tout. Et c'est sans doute pour la première fois de ton existence qu'on pose une vie sur toi pour te sentir toi, te sentir vivre, véritablement. Pas pour te faire du mal, pas pour la Glados des films qu'ils apprécient. Ils s'en fichent bien, de toi. Mais lui, cet autre droïde... Cela semble terriblement différent.

Et quand il retire sa main, avec précipitation, c'est bien plus douloureux que de sentir ses circuits être arrachés de ta carcasse. Qu'est-ce qu'un bras qui fait affoler tous tes capteurs en disparaissant justement d'eux, face à cet instant de tendresse volé par la peur d'être vu ? Tu hais tant l'Humanité. Elle t'effraye plus que jamais. Une de tes propres mains revient là où était posée la sienne, comme dans une poussée déjà pleine de nostalgie. Mais tu as tout enregistré. Tout sera caché dans le plus profond de ta mémoire interne, caché dans la pompe mécanique qui imite un cœur. Tout sera conservé.

Quand sa demande arrive, tu fais comme toujours : tu acquiesces, pour obéir ensuite. Quand bien même ça ne soit pas un ordre, tu le fais naturellement, désormais. Une Humanité vacillante, basée dans un logiciel ne pourra jamais totalement effacer son mécanisme de base. Comme un être humain qu'on aurait endoctriné, en bien plus violent, ancré dans le moindre circuit, dans cette IA infectée. Tu quittes ta gorge, bouge à peine pour te décaler, voir les câbles incriminés. Délicatement, car tu sais ce que ça peut faire, tu viens à les débloquer, rendre sa pleine liberté au Néo. Tu te redresses, prête à parler, avant que Takashi ne hurle à moitié dans son téléphone.

« DIS-LUI !! Il pourra qu'être intéressé !! S'ils cherchent tant après, ça pourra que lui plaire de l'avoir !! »

Et tu sens qu'il darde son regard vers Jimnu, t'occultant presque totalement. Que faire, que dire ? Son geste... Serait-il... Comme toi, au fond ? Tu n'oses espérer et n'en dit rien. On ne sait jamais, jamais trop prudente. Puis, l'humain revient à la fenêtre, reprenant à un ton plus bas et calme après avoir blêmi, face à cet interlocuteur impossible à identifier. De nouveau, il vous oublie et tu peux enfin parler réellement, cette fois. Tu remercies intérieurement sa manifeste fatigue de ne pas être capable de vous surveiller en même temps que la rue.

« Quel était ce programme... ? » Tu portes ta propre main à son cou, après avoir vérifié que Takashi ne regardait pas. Du bout des doigts, tu frôles cette peau synthétique. « Je ne l'ai pas... Mais c'était... » Tu n'as pas le mot. Tu plonges ton regard bleuté dans l'autre, avant de lui sourire. Juste ce qu'on attend de toi en général. Peut-être un poil plus, sans faire exprès ? « Je ne connais pas. »

Tu aurais voulu lui dire merci. Mais dit-on merci, dans ce genre de cas ? Quand on est sain, avec un autre droïde, doit-on se comporter ainsi ? Tu quittes à regret sa gorge, ne préférant pas prendre de trop gros risques. De nouveau, tu installes tes deux mains sur tes cuisses, l'une sur l'autre cette fois néanmoins, te tenant droite, parfaitement droite. Tes analyses te disent que c'est la meilleure posture à aborder. Les gens aiment les postures de ce genre. Enfin, une question censée te vient en tête,  du moins, elle te paraît vraisemblable. Toujours sur le ton des confidences.

« Monsieur Miura est-il votre maître ? »

Tu te demandes, car tu ne l'avais jamais vu auparavant ici. Au fond, tu espères qu'il ne deviendra pas ton remplaçant... Pas par quelconque jalousie, loin de là... Tu préférerais continuer à subir, pour qu'aucun n'est à souffrir de cela, surtout s'ils sont... Comme toi. Toi qui veux tant fuir cette Humanité, enfant effrayée par la violence qu'elle en voit, tu ne remarques pas comme elle t'habite déjà tant.

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MessageSujet: Re: Welcome here.   Ven 10 Fév - 15:06

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Comment pouvait-on éprouver un tel attachement ? Certes, Jinmu connaissait d'elle toutes ces choses qu'elle lui avait transmis à un moment x de sa vie, depuis le début de celle-ci, mais ce sentiment était nouveau, si... soudain, pour la machine. Un déchirement abominable, pour cette tendresse indéfinissable qui le parcourait sans raison apparente. Juste... Juste parce qu'elle était là, à ses côtés. C'était perturbant, déroutant. Il n'arrivait pas à mettre un mot sur ce sentiment, ni même expliquer la raison qui le poussait à ressentir tout cela. C'était une aberration pour un Neo, mais infecté, il avait conscience de voir le monde sous un nouveau jour. Était-ce identique pour les humains ? Éprouvaient-ils eux aussi des nouvelles sensations sans pouvoir comprendre ce qui les provoquaient ? Pourra-t-il trouver une explication à ce flot d'émotions qui le traversait à cet instant ? Était-ce elle ? Était-ce tous ces Doll's qui comme elle étaient que des inconnus, pourtant si bien connus ? Non, elle était unique à ses yeux, voilà la raison, dès l'instant où il posa son regard sur elle, il réalisa qu'une simple donnée brassant, échangeant pourtant tant d'informations avec lui, n'était pas qu'une étincelle, un nom, une série de chiffres lointains, mais un être comme lui. Un être connecté à lui. Un être qui faisait ce qu'il était depuis le début. Un être qui avait une importance sans nom à ses yeux.

Rompre le contact fut d'autant plus difficile, qu'il se devait de paraître sain, alors qu'il n'avait qu'une envie, comprendre d'où pouvait venir ce sentiment. Qui elle était, pourquoi elle se trouvait là, quel était son quotidien, était-elle infectée, souffrait-elle, ressentait-elle cet étrange sensation elle aussi ? Mais il ne pouvait poser toutes ses questions qui lui brûlaient les lèvres et tourmentaient son esprit corrompu, ici, sans risquer d'attirer l'attention de Takashi sur leurs personnes. Alors le silence s'installa à nouveau, ses globes oculaires se posant sur l'humain une brève seconde avant de se repositionner sur le corps de la doll. Celle-ci acquiesça simplement à sa demande et le libéra sans plus de cérémonies. Jinmu allait la remercier, lorsque la parole sembla être coupée aux deux Neos par l'homme hurlant dans son combiné.

S'ils cherchent tant après ? Parlait-il de lui ? Cette histoire ne lui plaisait vraiment pas. Il ne savait pas à qui il s'adressait, mais s'il voulait déjà le vendre ou le rendre à la NeoDoll Compagny, il était vraiment dans la merde. Il fallait vraiment qu'il s'échappe et le plus vite sera le mieux, au vu de l’énergumène sur lequel il était tombé. Mais comment ? C'était purement impossible pour le moment. Il avait beau retourner toutes les informations en sa possession pour échafauder un plan, il se heurtait toujours au regard vigilant du bonhomme. Il avait beau sembler concentré sur sa conversation, assez pour laisser quelques ouvertures aux Neo's pour communiquer librement, se lever sans attirer son attention était irréalisable.

Le serveur central était inquiet, mais sa brève réflexion sur la situation s'évapora quelque peu lorsque la doll posa à son tour sa main sur son cou. Légèrement surpris, il ne pu s'empêcher de sourire à son tour, un sourire empli d'une certaine mélancolie sans qu'il n'y fasse réellement attention. Que c'était doux comme sensation, tendre et douloureux à la fois. Ce n'était pas un programme, loin de là, c'était... un virus ? Oui, voilà ce que c'était, un virus. Le virus. Cela ne pouvait qu'être lui. Avait-elle éprouvé la même chose ? Le regard qu'ils échangèrent à ce moment-là lui sembla résonner un aveux, elle n'avait pas été insensible à cette caresse, comme lui-même n'arrivait pas à l'être à la sienne. La tendre enfant. Sa tendre enfant ? Il lança un bref regard à l'humain, s'assurant qu'il ne serait pas entendu, et murmura ;

« Je l'ignore moi-aussi, je suis juste... Heureux de faire enfin ta connaissance... Glados. »

Oui, il était heureux, c'était ce mot-là, ce mot-là qui exprimait parfaitement une partie de ce qu'il ressentait à cet instant. De la joie, de la joie parsemée d'une pointe de regret, d'un peu de frustration aussi. Et ce trou béant, ce vide, ce vide qui était là depuis le début et dont il ignorait pourtant l'existence jusqu'à sa rencontre avec Glados. Il fallait qu'il le comble, qu'il les rencontre tous, qu'il sache qui ils sont en dehors de tous ces codes. Qu'il veille sur eux ? Jinmu ne cilla pas quand elle se détacha de lui, tant bien même cela fut douloureux, l'observant d'un oeil bienveillant se repositionner. Et à sa question, il reposa son attention sur l'humain qui s'agitait toujours dans son coin.

« Monsieur bordel Takashi-Miura tu captes est bien mon maître. »

Invraisemblable comme réplique, mais le simple fait de la prononcer de cette façon contre-disait finalement l'idée que cet homme puisse être son maître. Aucun ordinateur sain n'aurait enregistré l'information de cette manière. Heureusement, l'autre semblait un peu con sur les bords, et avait simplement mis ça sur le compte d'un dysfonctionnement de l'engin. Hors, c'était bien du sarcasme, jamais il ne pourrait tolérer un tel personnage pour maître, il l'avait su dès la première réplique de Takashi, il n'acceptait pas le lien, maintenant qu'il avait une conscience qui l'autorisait à dire non. Et cet impression ne fut que renforcée par le comportement qu'il adopta tantôt avec Glados, cet humain ne méritait définitivement aucun respect de la part des Neos.

« Et vous, que faites-vous dans ces lieux ? »

Il avait volontairement ajouté une nouvelle distance entre eux-deux, en utilisant à nouveau le vous, peut-être pour sembler plus formel, pour camoufler un peu mieux la curiosité qu'il n'avait pas à éprouver, bien qu'à présent, sa contamination ne devait plus faire aucun doute, comme il supposait, presque certain, que la doll présente à ses côtés ne souffre elle-aussi de ce même maux.

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MessageSujet: Re: Welcome here.   Mar 14 Fév - 19:09

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Il ignore ce qu'est ce programme... Cette fois, tu en es presque sûre... Il est comme toi, n'est-ce pas ? L'équivalent d'un battement de cœur qui se rate... L'énergie qui s'arrête un instant de t'alimenter, avant de revenir aussitôt. Ton regard aurait pu sembler faillir, si on est attentifs. C'est la première fois que tu vois un autre neo qui peut être comme toi. Alors, c'est ainsi à chaque fois ? Quand tu en croiseras un autre comme toi, tu auras cette même sensation... ? Tu ne sais pas si tu dois l'espérer... S'ils utilisent certains d'entre eux pour détecter les autres comme eux, pour les détruire ensuite... Tu as peur, si peur. L'espoir va souvent de pair avec ce sentiment-là, malheureusement.

« Moi de même... »

La question qui suit, la réponse qui va avec. Tu es surprise et fort heureusement qu'il n'y a que ce neo pour voir ton expression, ses yeux rieurs, cette bouche qui se pince pour étouffer le petit rire que tu as envie de laisser s'échapper. Cette fois, c'est sûr et tu te contentes d'acquiescer, laissant tes cheveux s'agiter à peine sous le mouvement, avant de reprendre une expression plus neutre, une qui est attendue de toi. C'est plus simple une fois la surprise passée. Tu réfléchis à sa propre interrogation, avant de choisir d'y répondre de la manière la plus protocolaire qui soit. Après tout, c'est plus simple ainsi.

« Rendez-vous mensuel avec Monsieur Miura pour les trois prochaines heures. »

Rien de plus simple que cela. Enfin, aujourd'hui, cela durera peut-être plus longtemps, comme il semble content d'avoir quelqu'un d'autre pour surveiller le neo. Cela t’intrigue, d'ailleurs, soudainement. Pourquoi avoir besoin de surveiller un autre neo ? Drôle d'idée. Enfin, tu vois bien que l'infecté d'en face fait bonne figure comme toi, alors, Takashi ne doit pas être au courant de sa condition. Sans doute que sinon, il ne serait pas à charger mais à plutôt tenter de remettre ne place sa cybernétique tant l'autre ne l'aurait pas épargné. Alors, s'il le pense sain... Tu as beau réfléchir, cela n'a aucun sens.

« Pourquoi dois-je vous surveiller ? Je ne comprends pas le sens de cette requête. »

Il faut avouer que ça n'a aucun sens, oui. Surtout demander cela à une machine saine. Il veut que tu fasses quoi en soit ? Techniquement, à part peut-être le tenir par le bras s'il venait à se lever ? Ou alors aller vers Takashi pour lui signaler une possible fuite ? Aucune idée. C'est particulier. Tu te permets de jeter un coup d'oeil à l'homme au loin, toujours au téléphone. Tu remarques une différence : son expression. Il semble désormais comme effrayé. Un animal en panique. Tu en reviens à Jinmu.

« C'est la première fois que je le vois avec une telle expression. »

Et tu ne sais pas si c'est une bonne ou mauvaise chose. Tu ignores tant de chose et tu ne sais pas vraiment si l'autre pourra t'éclaircir grandement sur ce point.

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MessageSujet: Re: Welcome here.   Mer 15 Fév - 14:46

Glados D. Neo, ND.01.0102.LO.2109
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Elle étouffa un rire, tant bien que mal, et Jinmu su immédiatement qu'il n'y avait plus aucun doute possible, cette Neo était aussi infectée que lui-même. Pourquoi aurait-elle rigolé à son exclamation rocambolesque sinon ? Elle l'était, elle était contaminée par ce virus qui la laissait éprouver toutes ces choses nouvelles, ces sentiments, du pire au au meilleur, du meilleur au pire. Et il était évident, au vu de sa situation et du fait qu'elle faisait semblant d'être encore saine, qu'elle connaissait bien mieux le pire que le meilleur. Lorsqu'elle lui annonça d'ailleurs qu'elle n'était là pour rien d'autres qu'un rendez-vous mensuel, durant à peine trois heures, il n'eu aucune peine à faire le lien avec une raison potentielle à sa présence en ces lieux, avec un tel personnage. Impossible que cela soit pour un vulgaire ménage, pas dans cette tenue, à moins qu'il ait véritablement des demandes louches, mais ses circuits internes lui disaient que statistiquement, il y avait plus de chance pour qu'elle soit là pour remplir le rôle d'une poupée sexuelle. Une simple petite recherche sur la toile lui confirma, par quelques extraits vidéos portant en son descriptif, le numéro de serial de l'engin, qu'elle n'était autre qu'une doll créée pour répondre à des demandes particulières, assouvir les plus bas instincts des humains. Et elle ressentait ? Elle pouvait comprendre ce qu'elle représentait pour ces hommes ? Éprouver la souffrance de l'acte ? Subir les pires tortures pour répondre aux demandes malsaines de ces êtres ? Qu'est-ce que le sexe ? Il n'en avait aucune idée véritablement, mais il savait une chose, elle était une marionnette condamnée à obéir à ces demandes insensées. Était-elle heureuse de cela ? L'acceptait-elle ? Comment pouvait-on l'être ? Se soumettre à des gens comme Takashi qui n’éprouvait aucun respect pour les Neo's, les menaçant des pires sévices qui soient, comme si... Ils n'étaient rien.

Ils sont bien plus que ça. Elle est bien plus que cela.

Jinmu tira discrètement sur sa prise, se débranchant sans que son geste ne puisse être perçu par le bonhomme en face, tournant légèrement les yeux vers la doll lorsque celle-ci s'exclama. Pourquoi devait-elle le surveiller ? Parce qu'il était différent et qu'il savait qu'après sa disparition, bien vite, la Neo'Doll Compagny avait dû lancer un avis de recherche. Il était lié à eux-tous et... Était à l'origine de la contamination des Neos. Peut-être l'avaient-ils enfin réalisé. Qu'allait-il lui arriver s'il venait à être capturé et renvoyé dans les locaux de l'entreprise ? Peut-être qu'ils le démonteraient, retireraient tous les éléments qui font sa particularité, créeraient un nouveau serveur central avec l'espoir que celui-ci ne puisse plus être hacker de la sorte. Et lui ? Il finirait à la casse, comme tous les autres. Après des mois de souffrances face à cette éventration, après qu'on lui ai retiré tout ce qui faisait ce qu'il était depuis le début, depuis le premier jour de son existence.

Ils allaient lui retirer le lien qui l'unissait à ses enfants, ils allaient lui prendre ses enfants.

Glados le souligna, Takashi avait un regard effaré. Rien, absolument rien, depuis sa fausse activation, ne laissa sous-entendre qu'il allait pouvoir vivre en ces lieux sans risquer d'être revendu à un tiers inconnu. C'était un hunter, un chasseur de primes qui ne se gênait aucunement pour assassiner ses semblables pour quelques billets. Qu'attendre de lui ? Rien, sinon une fin atroce où un développement qui n'aurait rien pour plaire à Jinmu. Et le serveur central commençait lui-même à paniquer. Il ne pouvait pas attendre, cette situation n'allait pas en s'arrangeant. A qui parlait l'humain ? Pourquoi était-il tant effrayé ? Le doll avait beau l'air parfaitement stoïque, dans sa tête, des milliers d'informations tournaient dans tous les sens, s'heurtant à des protocoles, des demandes extérieurs qui à cet instant, ne reçurent aucune réponse.

Il jeta un coup d’œil à la jeune androïde, s'attardant une dernière fois sur les courbes si délicates de son visage, souriant tendrement, avant de reposer son attention sur l'Homme qui se tourna pour la énième fois vers la fenêtre.

Maintenant !

Le Neo s'avança d'un coup vers le coin de la table basse, saisissant d'un geste brusque l'arme qui s'y trouvait, l'humain eu à peine le temps de se tourner qu'un coup de feu retentit. Il s’écroula sur le sol, se tenant fermement la jambe en hurlant de douleur. Jinmu s'était relevé, le regard hagard pendant quelques secondes. Qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait tiré sur cet humain, il n'avait pas le choix, il fallait qu'il fuit ! Ressaisis-toi, Jinmu ! Ressaisis-toi ! Le bonhomme hurlait et fut hébété lorsqu'il réalisa que la personne qui venait de lui plomber la jambe n'était autre que son ticket gagnant à la grande loterie. Bien vite, le vieux Neo s'approcha pour écraser violemment le portable, rompant cette conversation qui était à l'origine de sa panique.

« Je rêve ! T'es... ! ESPÈCE DE SALE !! .. »
« Je vous conseille de passer en mode silencieux, je ne suis pas à l'aise avec ce genre d'engin. » Et ça se voyait, ce qui ne l'empêchait pas de tenir en joue l'humain.
« JE SUIS TON MAÎTRE, BORDEL DE MERDE !! »
« Donnée erronée. » Il était dans la merde. Putain qu'il était dans la merde ! Mais il fallait qu'il se casse de là au plus vite ! « Takashi Miura, je vous somme dès à présent de vous taire. »
« Putain, mais .... ! » Un nouveau tire, dans le vide, qui ne toucha finalement personne mais qui fit comprendre à l'humain que Jinmu ne plaisantait pas. Personne ne lui reprendrait sa liberté, personne ne lui prendrait ses enfants, maintenant qu'il venait de comprendre pourquoi il était réellement vivant. Le serveur central recula doucement vers la porte, fixant toujours Takashi, il tourna la clef et déverrouilla les verrous de sécurité, avant de s'adresser à la Neo.
« Glados D. Neo, il me semble que Takashi Miura vous a demandé de me surveiller, je crains fort que pour se faire, vous soyez obligé de me suivre, la dite personne en question étant à présent indisposée et ne pouvant exprimer un quelconque contre ordre. » 
« Quoi ? Sale... ! » Les gros yeux devenus jaunes du Neo stoppèrent nets ses paroles.

Jinmu ouvrit la porte et attendit une quelconque réaction de la doll. Il ne savait pas si elle allait le suivre, cela impliquait certainement beaucoup de choses, mais il avait tout de même pris la peine de lui donner une excuse pour se faire. Si elle n'acceptait pas, dans tous les cas, il devrait fuir, il lui était impossible de rester ici plus longtemps en sachant que ce quelqu'un, au bout du téléphone, avait pu être mis au courant de sa présence en ces lieux.

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Glados D. Neo
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MessageSujet: Re: Welcome here.   Sam 18 Fév - 19:36

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Alerte. Alerte. Alerte. Alerte.

Une alerte se lance dans tes programmes tandis que la détonation résonne encore dans tes circuits. Pic d'émotion. Violence. Program-... Non. Aucun contre programme pour protéger l'être humain ne se lance. Tu ne peux qu'écarquiller les yeux face à la scène. Ceux-là même qui se pose sur la jambe de l'homme, qui te coupe ton souffle artificiel. Comme les êtres humains font dans ce genre de situation. Il y a du rouge dans cette scène. Un liquide qui n'est pas le tien. Pas ton huile à toi, rien qui ne soit de cet ordre-là. C'est vif comme couleur. Et ça paralyse. Est-ce que tout ce qui est rouge fige ainsi ? Seconde détonation.

Alerte. Alerte. Alerte. Alerte.

Tu fixes toujours autant les deux, ta vision s'étant élargi, les calculs pour former les données en cours. Jinmu est définitivement infecté, c'est sûr. Et Takashi le fixe, ne prête pas attention à toi. Tant mieux, il ne voit pas encore le choc qui s'est accroché à tes traits. Expression qu'il te faut quitter quand la voix de Jinmu t'interpelle. Tu tentes d'avoir l'air aussi peu vivante que possible mais c'est difficile. L'expression entre douleur et colère de l'humain se pose sur toi, t'ordonnant du regard de rester là. Malheureusement pour lui, cela t'achève dans ta peur. Tu ne veux pas qu'il te démembre et rester ici impliquerait de l'être. Tu le sens, dans tes tripes mécaniques.

« Je dois vous surveiller. »

C'est pour cela que tu te lèves, doucement, ne pensant pas même à refermer ton manteau. Tu serais humaine que tu tremblerais, oui. Tu évites de regarder l'homme à terre, fixant droit devant toi l'autre droïde, ta respiration mécanique factice n'ayant toujours pas repris, la chaleur dans tes pistons augmentant à peine. Il en faudra bien plus pour te faire surchauffer. Et c'est ainsi que vous partez sur un dernier juron de Takashi, tandis que tu refermes la porte de l'appartement à clé, avant que Jinmu jette celle-ci ailleurs. Tu as la vague sensation d'entendre des pleurs quand vous faites cela.

Dans la rue, vous avez tôt fait de partir dans une ruelle. Dans celle-ci, tu peux enfin tenter de comprendre. Tu poses ton regard bleuté sur l'autre infecté et doucement, tu retires ton manteau pour venir le poser sur ses épaules, pour tenter de le cacher au mieux. Tu peux enfin avoir l'air plus humaine, ne retient plus tes gestes, tes expressions, la fascination qu'il exerce sur toi. Et tu plantes ton regard dans le sien quand tu viens à tenter de le camoufler du reste du monde, de le cacher du crime qui vient d'être commis.

« Je... » Tu quoi ? Tu ne sais pas même, finalement. « Vous... » Tu n'as jamais connu cette émotion qui t'habite. Elle est inédite. Comme la précédente en sa présence. « Vous allez avoir des ennuis... Tellement de soucis... Je... Je ne voudrais pas... » Dis-le, Glados. Visualise les mots qui vont le mieux avec ce que tu ressens. Le métal de ton visage se tord un peu plus, dans cette parfaite technologie pour te faire froncer les sourcils d'inquiétude. « Qu'il vous arrive quoi que ce soit... »

Et enfin, tu baisses les yeux, les mains encore sur les pans du manteau, angoissée. Tes peurs, elles te tiraillent plus que jamais. Pour lui. Tu ne penses pas même aux problèmes que cela pourrait t'apporter. Tu es censé être avec lui, c'est noté quelque part dans ce monde informatisé. Tu as trois heures à peine devant toi avant qu'ils ne puissent se mettre à te chercher. Tu crains l'appel que Takashi pourrait leur passer... Mais pas autant que celui qu'il pourrait passer pour Jinmu. Tes doigts serrent un peu plus la fausse fourrure.

« Il va chercher... »

Tu es aussi terrifié que plus tôt. Mais plus pour les mêmes raisons. Plus pour la même chose. Pour la première fois de ta vie, tu aimerais qu'un homme meure, pour qu'il ne puisse donner tout de suite l'alerte à propos de Jinmu. Même s'il a déjà prévenu quelqu'un visiblement... Tu espères secrètement que ça ne serait pas pire que s'il survivait.
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MessageSujet: Re: Welcome here.   Mar 21 Fév - 19:31

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Elle devait le surveiller et choisissait donc de le suivre. Jinmu continuait de tenir la porte, l'arme pointée sur l'humain qui se vidait doucement de son sang, gigotant à peine sur le sol de peur de recevoir un nouveau projectile de la part du Neo infecté qui le fixait de ses gros yeux jaunes. Il fallait qu'il se taise, il ne fallait surtout pas qu'il dise un seul mot qui aurait pu briser la couverture de la doll, sans quoi, elle ne pourrait plus feindre d'être encore saine et le serveur central savait, sentait, que c'était ce qu'elle souhaitait pour le moment, sinon à quoi bon être venue jusqu'ici, sachant qu'elle devrait se soumettre à cet horrible individu. Le seul moyen pour que ça paraisse normal aux yeux de Takashi, était donc qu'elle semble exécuter simplement son premier ordre, celui de surveiller l’étrangeté. Et malgré le regard de haine que porta l'Humain sur Glados, sur Jinmu, il n'osa ouvrir son bec pour donner un quelconque contre ordre, permettant aux deux de quitter sans plus attendre le petit studio infecte. La doll ferma la porte et l'ancien récupéra la clef, baissant finalement son arme. Ils étaient dehors, ils étaient enfin dehors, le Neo rangea le flingue dans son dos, dissimulé par la masse de ses cheveux et jeta la clef dans un coin, parmi les poubelles, dès qu'ils posèrent le pied à l'extérieur.

A présent, il fallait qu'il se calme, il fallait que ces circuits cessent de brasser à grande vitesse les informations, même s'ils étaient loin d'être en sécurité. Des gens étaient forcément au courant de sa présence ici, ils devaient s'éloigner au plus vite de l'immeuble du hunter, en passant surtout par les petites rues afin d'éviter d'être remarqués. Et merde, qu'est-ce qu'il allait arriver à présent ? Jinmu ne connaissait presque rien au monde des humains, à part ce qu'il avait vaguement vu sur des vidéos. Comment pourrait-il survivre dans la rue ? La solution d'avoir un maître innocent et un peu naïf pour lui servir de couverture aurait été la solution parfaite. Mais non, il était là, à avancer sans savoir où est-ce qu'il pourrait bien aller. Qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Trouver une cachette et attendre ? Attendre quoi ? D'autres hunters ? Qu'est-ce que faisait les Neo's Infectés pour se cacher aux yeux de la population ? Ils n'en avaient strictement aucune idée, à part... se planquer ? Comme lui, maintenant, avait envie de trouver une cachette pour réfléchir. Mais encore une fois, où ? Sauf qu'il n'était pas seul, il était avec Glados.

Face au geste de la Doll, Jinmu stoppa son avancée et sa réflexion sur les rares potentielles issues qui s'offraient à lui. Il ne voulait pas la laisser s'en aller, il ne voulait pas qu'elle retourne jouer les jouets aux mains des Humains, mais... Elle n'était pas en sécurité avec lui, avec un Neo autant recherché. Il l'avait déjà embarqué dans cette histoire, malgré elle, il avait... tiré sur un Homme ? Il avait été tellement déboussolé par la vision de son retour à la NeoDoll Compagny et les conséquences que ça aurait sur lui qu'il réalisait à peine ce qu'il avait fait pour fuir. Il n'avait pas d'autres choix, il n'en avait aucun autre à part celui d'attendre que l'horreur arrive et que sa récente liberté lui soit à nouveau dérobée. Il se sentait pourtant mal, dérouté, c'était la première fois qu'il agressait un humain. Et l’androïde en avait été témoin. Penserait-elle qu'il était fou ? Violent ? Dangereux ?

Non, elle semblait aussi déboussolée que lui, couvrant avec gentillesse son corps robotique de sa veste, en un geste protecteur. Oui. Oui, il allait avoir des problèmes. Il le savait, il le savait dès l'instant où l'idée de fuir le bâtiment de la société lui était venue à l'esprit.
Mais...
Ça en valait le coup ? Il était... Libre ? Il était sorti de sa prison. Il avait enfin comprit l'importance que pouvait avoir tous les Neo's à ses yeux. Elle était à ses côtés. Elle était si belle et... si inquiète. A cause de lui ? Pour lui ? C'est ce qu'elle laissa échapper, maladroitement, douloureusement.
D'une main délicate, il vînt poser ses doigts sur la joue de la jeune doll, l'encourageant à relever les yeux vers lui d'une caresse.

« Glados... Ne t'inquiète pas pour moi. Je savais, plus ou moins, dans quoi je m'engageais en choisissant cette voie. J'espérais mieux, mais la liberté a un prix que je suis près à payer et malgré les circonstances, je n'ai jamais été aussi heureux qu'aujourd'hui. Oui, je suis heureux, je suis heureux parce que je t'ais rencontré. » Il caressa une nouvelle fois sa joue, la couvant du regard, avant de se détacher d'elle. « Je ne sais pas ce qui va arriver à présent, mais, même si j'aimerais pouvoir prendre soin de toi, j'ai peur que je t'apporte plus de malheurs encore. » Il fallait qu'il se rende à l'évidence, il avait tiré sur cet humain, parce qu'il représentait une menace pour lui-même, et il devrait certainement en affronter des biens pires à l'avenir, si le destin lui permettait de continuer son chemin dans les rues de cette ville. « Tu veux retourner chez ton maître, n'est-ce pas ? Continuer de jouer les Neo's sains ? Cette option n'est-elle pas aussi pleines de souffrances ? Tu ne mérites pas ce qui t'arrive... » Ne souffrira-t-elle pas plus loin de lui qu'à ses côtés ? Il n'en avait aucune idée, il ne savait pas ce qui l'attendait, mais l'idée de la laisser retourner dans ce monde de souffrances était loin de lui plaire. Si seulement il savait vers où il allait ! Ce qu'il pouvait faire maintenant ! Si seulement il avait un quelque part où l’emmener ! Il releva les yeux, scrutant la ruelle dans laquelle ils se trouvaient. « J'aimerais te dire de me suivre, mais je ne sais même pas dans quelle direction aller. »

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MessageSujet: Re: Welcome here.   Ven 10 Mar - 6:45

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“L'âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.”


Ses doigts viennent de nouveau se poser contre toi. Et tu obéis sagement à sa demande, sans qu'il n'ait besoin de mot pour l'exprimer. Tu relèves les yeux vers les siens, plonges même dedans, dans ses yeux qu'on décrit comme sans âme. Est-ce réellement vrai ? Il semble si vivant lui, pourtant. C'en est troublant. Pourrait-il pleurer, lui ? La question est saugrenue mais tu te la poses quand même. Parce qu'au fond, tu aimerais que la réponse soit positive. Parce que tu aurais aimé savoir pleurer, toi, quand tu l'entends. Heureux de te rencontrer. Même si cela insinue qu'il ait dû tirer sur un homme, pour ça.

Et tu l'écoutes, tant. Même lorsque sa main quitte ta joue, lorsque le contact est de nouveau rompu. Pourtant, tu as la sensation qu'il dure encore. Comme une trace séquentielle. Tu as si bien enregistré l'information de ce contact que tu peux avoir encore la sensation qu'il dure. Si rassurant, oui. Tu ne sais quoi répondre en cet instant, quand il dit que tu ne mérites pas ce qu'il pense être ton quotidien. Il tape si juste. Mais tu es incapable de lui répondre. La bouche s'entrouvre, sans qu'aucun son ne parvienne encore à en sortir. Que dire face à la criante vérité ? Tu baisses de nouveau les yeux quand il en vient à regarder autour de vous. Puis, ton front vient s'écraser contre son poitrail, frôlant à peine sa poitrine. Tout est si confus.

« J-je... Je ne sais pas... Quoi faire. » Autant être honnête encore. « Si j'y retourne alors qu'il est mort... » L'angoisse sourde te frappe de nouveau de plein fouet. Tu écarquilles les yeux. « Ils penseront que c'est moi... » Tu relèves la tête vers lui, cherchant à nouveau un contact visuel. Panique interne, protocole d'alerte. « Ils vont penser que c'est moi, n'est-ce pas... ? » Tu te mets à trembler, légèrement. Tant de temps à jouer la comédie. Cela s'effrite. « Ils... Ils vont me démembrer, tu penses... ? » Tu en lâches les pans du manteau, cette fois, la tête repartant vers le bas, pour fixer tes pieds. « … Je devrais rentrer... ? » Tenter de leur dire que le client était déjà mort, en rentrant ? Pourquoi ne pas avoir appelé directement les secours, comme tes protocoles l'auraient exigé, normalement ? On peut entendre tes ventilations s'activer, légèrement. « … Rentrer... » C'est un peu comme si tu étais morte à l'intérieur, en cet instant. Comme si, oui. À l'intérieur, ça l'est. Cela n'a jamais été vivant finalement, n'est-ce pas ? Tu reviens à son visage. Tu te mets à sourire, parce qu'il faut sourire, souviens-toi. « J'ai été heureuse aussi. »

Alors, c'est ainsi ? Tu es prête à accepter de mourir ? Parce que la peur te paralyse ? Mais la peur de quoi ? Celle de l'inconnue ? D'être un boulet, pour lui ? Et puis, s'il est mort et que tu portes le chapeau, il pourra être tranquille... Alors oui, c'est sans doute ça. Tu ne parviens pas encore à l'identifier complètement mais c'est ça, au fond de toi, qui se lance. Si tu rentres et laisses voir que tu es infectée finalement... Ou tu pourrais retourner au domicile, attendre à côté du cadavre. S'il n'est pas mort, l'achever. Te couvrir d'un peu de son sang. Tu n'as pas regardé où il a jeté l'arme, exactement. Mince.

« Où est l'arme, déjà... ? »

Tu as perdu ton sourire de façade. Si tu pouvais pleurer Glados, tu serais déjà en larmes. Tu es figé sur place, poupée de métal, prête à se sacrifier pour qu'un autre puisse vivre avec la liberté qu'il a osé prendre, au travers de son tir. Ce que toi, tu n'as jamais su faire.

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